PROGRAMME 2023-2024

 

Sujets :


Graves de Veyre
Chateauneuf-du-Pape
Saint-Mont & Pacherenc du Vic-Bilh
Alsace : Riesling Grand Cru (Bas-Rhin et Haut-Rhin)
Allemagne - monocépages autochtones
Italie - cabernet sauvignon majoritaire
Espagne - Cavas
Italie - cépages blancs autochtones
Espagne - Andalousie (rouge et blanc)


  • Mardi 14 mai : Rioja "old vs. new" 

  • Ce mardi 14 mai, notre dernière séance de l'année nous a amenés en Espagne, dans la DOC Rioja.

  • La dégustation nous a permis de découvrir des vins souvent loin des stéréotypes généralement véhiculés à propos de cette appellation.

  • En effet, s'il est bien exact que la Rioja est une région majoritairement productrice de vins rouges dans lesquels le Tempranillo est le cépage Roi, nous avons pu constater que des vins blancs de qualité sont également produits et sont de plus en plus mis en avant, notamment par des vignerons "modernistes". Nous avons commencé la dégustation par deux blancs, qui, de l'avis général, ont surpris, l'un par sa fraîcheur et minéralité, l'autre par sa richesse, concentration et bel équilibre. Le deuxième blanc figure d'ailleurs sur le podium final.

  • Les rouges ont montré que, contrairement à beaucoup d'idées reçues, les vins de la Rioja ne sont pas tous hyper-boisés, sur-extraits et alcooleux. Si l'on sélectionne bien les domaines de qualité, tant parmi les bodegas historiques que parmi les domaines plus jeunes et novateurs, on peut faire de belles découvertes, ce qui s'est d'ailleurs vérifié dans nos verres. Les commentaires entendus lors de la soirée faisaient très souvent allusion à des vins équilibrés, harmonieux, aux tanins fondus et à une évolution remarquable qui préserve bien souvent le caractère fruité à côté de certaines notes telles que la torréfaction ou encore le cacao. Il faut dire que certains vins (Reserva et un Gran Reserva) avaient plus de dix ans. On a souvent évoqué une belle alliance entre la puissance et la finesse.

  • La dégustation nous a fait découvrir une sélection elle-même équilibrée entre les bodegas traditionnelles (4 vins) et les vignerons modernistes (5 vins). Certes, les bodegas historiques pratiquent plutôt une politique de longs élevages en barriques et bouteilles avant commercialisation, mais le bois usagé et leur maîtrise de ces techniques leur permettent de préserver l'équilibre et l'harmonie des vins, même après dix ans et plus. 

  • Le sélection fût difficile, et, au final, ce sont cinq vins qui se retrouvent sur le podium, vu qu'il y a deux ex-aequo pour la première marche et aussi pour la troisième marche !

  • En première position, ex aequo : 
  • - Bodega Roda, cuvée Roda 1, Reserva 2018 (vin n°7). Domaine fondé en 1987, vin que nous avons trouvé marqué par des notes de fruits rouges et noirs, de garrigue, de poivrons, de cacao, de torréfaction, ... 
  • - Bodega Hermanos Peciña, cuvée Señorio de Peciña, Gran Reserva 2011 (vin n°8). Vin de type "traditionnel" bien que produit par une maison récente. Nous l'avons trouvé gourmand, avec des notes de fruits noirs, de muscade, de cacao, un très bel équilibre et encore un bel avenir devant lui bien que présentant déjà une certaine évolution. Sans surprise, notre Président conseille de le garder encore quelques années en cave ...

  • En deuxième position :
  • - Bodega La Rioja Alta, Viña Ardanza, Reserva 2015 (vin n°6). Bodega historique et emblématique de l'appellation. Vin avec une belle concentration de fruits mûrs, un début d'évolution et un parfait équilibre entre la puissance et la finesse.

  • En troisième position, ex-aequo :
  • - Bodega Remirez de Ganuza, blanco Reserva 2020 (vin n°2). Maison moderniste, un blanc remarquable avec richesse, fruits blancs, minéralité et un boisé bien fondu et intégré.
  • - Lopez de Heredia, Viña Cubillo, Crianza 2015 (vin n°4). L'autre grande Bodega historique et emblématique. Cette cuvée est l'entrée de gamme du domaine. Des fruits rouges, des tanins jeunes et fins, bien intégrés, belle harmonie. Déjà agréable à boire, mais peut encore se garder quelques années.

  • Une assiette de charcuteries, fromage et poivrons hispaniques nous a permis, pour terminer la soirée, de tester les accords avec les vins dégustés.

  • Michel PRETE


  • Mardi 9 avril : Séance anniversaire 45 ans du Cercle

  • A l’occasion des 45 ans du Cercle, la séance de dégustation était un peu exceptionnelle pour fêter l’événement.

  • Deux groupes de quatre vins, avec dans l'ordre, Cos d’Estournel 2004, La Mission Haut-Brion 2004, Pontet Canet 2006, Pichon Longueville Comtesse de Lalande 2005 d’une part et Tenuta Ornellaia La Grazia 2018, Tenuta San Guido Sassicaia 2012, Casa Lapostolle Clos Apalta 2012, Bodegas Vega Sicilia Valbuena 2007 d’autre part. En quelque sorte de grands Bordeaux et de grands noms hors France.  Ce "match" a été très intéressant même si la comparaison est difficile eu égard la diversité des cépages et des millésimes. Au final le tiercé de tête est à trouver hors de France. 

  • Ornellaia, le millésime le plus jeune de la soirée, arrive en premier. Une merveille d’élégance, fruits rouges et noirs, arômes de cacao, de réglisse, d’épices, de pruneaux et une pointe de tanins frais et élégant en bouche où l’on retrouve beaucoup de fruits rouges et noirs, de la violette et des épices. 
  • En second le Valbuena de Vega Sicilia tout à l’opposé du premier. Une évolution certaine, aux arômes de champignons, de cuir, de fumé, d’écorce d’orange, un côté un peu animal, faisandé et un très bel équilibre en bouche sur les champignons, les sous-bois, les noix, le tabac, le balsamique, légèrement "madérisé" mais sublime, une belle apothéose pour la dégustation (il était servi en dernier lieu). 
  • Enfin Sassicaia occupe la troisième place du podium. Arômes de sous-bois, de champignons, de fruits noirs, de fumé, d’une grande complexité et une bouche suave, élégante, à l’équilibre parfait relevé par une fine trace de tanins, qui rappelle totalement le nez. 
  • Le premier Bordeaux, très proche de Sassicaia, sera quatrième avec Pichon Longueville.

  • Aucun vin n’a déçu et tous ont obtenu plusieurs voix, ce qui souligne la haute qualité de la dégustation. Tous nous ont procuré énormément de plaisir, preuve que leur réputation et leur rang ne sont pas usurpés.

  • Assurément un grand moment dans la vie du Cercle car peu de gens ont l’occasion de déguster autant de grands noms en une soirée.

  • Les fonds de verre ont accompagné un excellent bœuf bourguignon qui a rencontré toutes les faveurs ……..et toutes les saveurs !!!
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Jean-Luc Lossignol & Pascal Riche


  • Mardi 12 mars : Les vins de Chinon (cabernet franc)

  • L’aire d’appellation s’étend sur 26 communes, de part et d’autre de la Vienne, jusqu’à sa confluence avec la Loire. Les parcelles sont cultivées sur 3 grands types de sols : 1) les terrasses alluviales des bords de la Vienne, composées de graves et de sables ;  2) les coteaux et les buttes calcaires du Turonien (tuffeau jaune) situés en bordure des axes fluviaux ; 3) les plateaux et buttes constitués essentiellement d’argiles à silex et de sables (Sénonien). 

  • Le large confluent de la Loire et de la Vienne est une porte d’entrée à la douceur atlantique. Le climat océanique pénètre donc par les deux vallées jusqu’à la plus lointaine pente ou terrasse. Orientés Est-Ouest, les coteaux bénéficient d’une exposition Sud très ensoleillée : on retrouve un microclimat privilégié qui convient parfaitement au cabernet franc. 

  • Nous avons pu constater une très belle homogénéité dans les vins dégustés, indépendamment du millésime ou du producteur : tous les vins ont été plébiscités. Le choix du tiercé gagnant fut difficile !

  • En première position, le Clos de la Dioterie 2015 (magnum) de Charles Joguet : nez de fruits rouges, poivre blanc, légère évolution, pointe de mentholé ; bouche tout en fraîcheur, élégance et finesse, avec une finale d’une persistance incroyable sur des tanins (déjà) fondus.

  • En deuxième place, 2 ex-aequo : 
  • - la cuvée Gabare 2020 du Domaine Grosbois avec un nez de fruits rouges et noirs ; en bouche, l’attaque en finesse fait place à une matière bien maitrisée et une finale (cacao) avec des tanins ronds ; et
  • - la cuvée La Diablesse sur le grand millésime 2018 du Château de Coulaine : au nez les fruits sont encore présents mais on dénote des arômes d’évolution (chocolat, cuir, sous-bois) ; la matière en bouche est raffinée et légère (malgré les 14% alc.).

  • Le Chinon Coteau de Noiré 2019 de Philippe Alliet termine ce très beau podium : ici, aussi bien au niveau du terroir que de la vinification, on est dans le registre de la puissance… Nez de fruits rouges et noirs, épices, chocolat, pointe herbacée ; bouche soyeuse, léger côté astringent (ce 2019 est encore jeune), très belle qualité de fruit.

  • La dégustation aura prouvé, encore une fois, qu’au-delà des à priori, les vins de cabernet franc et particulièrement de Chinon, sont des vins de qualité qui permettent un potentiel de garde de 10 ans, voire de 20 ans pour certains d’entre eux.

  • Un rosbeef et un jambon fumé belge nous ont permis de clôturer la soirée sur un bel accord mets/vins.

  • Pascal Riche


  • Mardi 6 février 2024 : Montlouis-sur-Loire

  • Ce mardi 6 février nous avons dégusté huit vins de l’appellation « Montlouis-sur-Loire ». Cette appellation a longtemps survécu à l’ombre de Vouvray jusque dans les années 80 lorsque Jacky Blot et François Chidaine se sont installés et ont travaillé avec acharnement à remettre les vins de Montlouis au niveau que le magnifique terroir et l’extraordinaire cépage chenin permettent. Depuis, de nombreux jeunes ont suivi leur voie, ce qui confère à Montlouis une réputation qualitative qui s’est largement concrétisée dans nos verres.

  • Nous avons analysé trois vins du domaine de la Taille aux Loups, deux vins du domaine François Chidaine, deux vins du domaine de la Grange Tiphaine et un vin du domaine Le Rocher des Violettes. Il a été particulièrement difficile à effectuer un tri tant la qualité était homogène. Le fait que tous les vins dégustés aient été au minimum une fois cité le démontre amplement.

  • Trois vins sont néanmoins sortis du lot.
  • Le premier est le Clos du Hochet 2020 de La Taille aux Loups. Robe or pâle, marqué au nez par des notes de poire, d’épices douces, de cardamone, de fleurs blanches et d’amande, la bouche confirmant ces arômes avec beaucoup de gras et une belle minéralité. Assez long en bouche et très beau vin à la garde assurée.
  • Le deuxième est la cuvée Les Vignes de Michel 2018 du Rocher des Violettes. Robe or au nez de fruits jaunes compotés, de poire, de coing, de cire, de miel et de fleur d’oranger d’une très belle intensité. La bouche magnifie les agrumes dont la mandarine et les fruits jaunes. Belle acidité, un vin droit comme un « i » et très sec. Magnifique équilibre et long en bouche. Grand vin !
  • Le troisième est la cuvée Les Hauts de Husseau 2020 de la Taille aux Loups. Magnifique expression du chenin. Nez de poire, d’amande, de miel, de fleurs blanches et d’épices. Une bouche équilibrée avec une pointe minérale, délicate et toute en finesse. La poire et le miel nous reviennent et les épices dont le poivre rose sont très présentes. Magnifique « synthèse » du clos du Mosny et du Clos du Hochet du même propriétaire.

  • Ensuite arrivent, ex-aequo, Les Epinays 2020 de la Grange Tiphaine et les Bournais 2020 de François Chidaine.

  • Très belle et homogène dégustation ponctuée par une terrine aux chicons, une tomme de brebis du Larzac, une tomme de chèvre et un Valençay accompagnant les fonds de verre.
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  • Jean-Luc Lossignol


  • Mardi 9 janvier 2024 : Assemblages du Valais

  • Nous sommes repartis en Valais pour cette première séance de l’année 2024. Si la dégustation de l’année passée nous avait fait découvrir quelques perles des cépages autochtones valaisans, cette fois nous nous sommes consacrés à la dégustation de vins d’assemblages.

  • Le vignoble valaisan se situe sur les rives du Rhône, de Brig au Lac Léman.  Cultivé en terrasses abruptes, le vignoble nécessite un travail manuel, un aménagement des coteaux et un savoir-faire hors pair de la part des vignerons. Il bénéficie d’un climat sec et très ensoleillé, mais aussi d’une grande variété de sols, ce qui contribue à la diversité exceptionnelle de vins dans ce canton.

  • Nous avons dégusté 8 vins : 4 blancs (dont un effervescent) et 4 rouges.

  • Le trio de tête a été très difficile à déterminer. Néanmoins, voici les 3 vins sur le podium.

  • Le premier est un blanc, In Fine 2021 - Cave les Sentes de chez Serge Hemoz. 
  • Un superbe vin expressif, au nez fleuri, mêlé aux arômes de fruits exotiques, de pommes vertes, une pointe de silex. La bouche, tout en rondeur, confirme le nez tout en offrant un très bel équilibre et une belle longueur. Ce vin est issu d’un assemblage de trois cépages typiquement valaisans : Heida, Rèze et Petite Arvine.

  • Le deuxième est un rouge, Coeur de Domaine 2020 de chez Rouvinez.  
  • Un nez aux senteurs d’épices, de bois, de mûres, de fruits noirs. Une bouche plus fraîche à la cerise, aux pruneaux, avec une pointe de cacao. Un vin à garder en cave, sans contestation. Assemblage de Cornalin, Humagne Rouge et Syrah.

  • Enfin, sur la troisième marche, Coeur de Domaine Blanc 2020 de chez Rouvinez encore. 
  • Nez complexe, aux arômes de poire, de fleurs, d’herbes, de foin, avec une pointe de fumé. La bouche, ronde, fraîche et longue, permet de retrouver les fleurs blanches, la poire, l’ananas, une pointe de café. Un assemblage de Petite Arvine, Marsanne et Païen.

  • Les vins ont été accompagnés de charcuteries et fromages anniviards, une des vallées latérales du Rhône.

  • Véronique Beaudry


  • Mardi 12 décembre 2023 : AOP Fitou

  • Nous voici déjà à notre dernière dégustation de 2023. Voyage dans le sud de la France à la limite des vignobles du Languedoc et du Roussillon :  l’AOP Fitou, peu ou mal connue.
  • Particularité de cette appellation, il existe 2 terroirs bien distincts. D’un côté, le terroir maritime / Côté Mer proche de la Méditerranée (Leucate) et 25 km plus à l’intérieur des terres, le terroir montagneux / Côté Montagne en altitude, dans les Corbières, bien à l’abri des châteaux Cathare.

  • Huit vins étaient proposés à la dégustation : 3 « maritime » et 5 « montagneux ». Les mêmes cépages de base pour les 2 terroirs : le carignan (souvent majoritaire) et le grenache avec l’apport du mourvèdre pour les vins « Côté Mer » et l’apport de la syrah pour les vins d’altitude.

  • Avec le carignan et le soleil de plomb qui illumine la région 300 jours par an, nous pouvions craindre de retrouver en dégustation des vins massifs avec une puissance alcoolique dérangeante. Bonne surprise pour les participants, les vins présentés étaient, pour la grande majorité, bien équilibrés (fraicheur, matière, tanins). Les millésimes présentés s’étendaient de 2009 à 2021.

  • Le Domaine Bertrand Berger (montagne) classe ses 3 références présentées parmi les 5 vins préférés de nos dégustateurs. Certainement un gage de qualité mais aussi une preuve que les vins de Fitou peuvent/doivent vieillir. 

  • - La cuvée Jean Sirven 2012 a fait quasi l’unanimité. Une grande bouteille ! 
  • - Nous retrouvons ensuite les 2 autres cuvées de ce même domaine : la cuvée Ancestrale (2009) et la cuvée Origines (2016).
  • - Belle surprise proposée par le Château Champ des Soeurs (2018), un vin (maritime) avec beaucoup de personnalité : déjà des arômes proches du tertiaire, une belle fraicheur et des tanins soyeux. 
  • - Mention pour le Domaine du Mont-Tauch et sa cuvée Vignes Centenaires (2019).

  • Plat local en belle association avec les vins présentés : un cassoulet maison a ravi les participants.

  • Bernard Vryens


  • Mardi 14 novembre 2023 : Chablis

  • Ce mardi 14 novembre nous avons abordé la région de Chablis à travers le prisme du domaine Jean-Paul et Benoit Droin dont la réputation n’est plus à faire lorsque l’on souhaite découvrir cette appellation. Ce domaine de 26 hectares est au main de Benoit Droin depuis 1999, treizième du nom d’une longue lignée de vignerons qui se sont succédés depuis 1614.

  • Découvrir une appellation par le canal d’un seul vigneron permet d’identifier avec plus de précision les marqueurs de chaque terroir et de comparer plus facilement les caractéristiques de chaque millésime en évitant le filtre des vinifications différentes qui pourraient dissimuler certains critères organoleptiques.

  • Neuf vins ont été dégustés, du Petit Chablis jusqu’aux Grands Crus, sur neuf millésimes différents de 2021 à 1998. Cela nous a permis d’apprécier à la fois cette minéralité magique qui naît du sol kimméridgien riche en petits fossiles marins et le fruité exceptionnel et voluptueux des jeunes vins de Chablis mais aussi d’apprécier leur structure et leur complexité qui se dévoilent après de nombreuses années en cave.

  • Fait marquant et très rare, tous les vins ont reçu au minimum une note des dégustateurs. Aucun n’a été laissé au tapis ce qui démontre la qualité du domaine Droin et l’attention qu’il apporte à chaque cuvée produite.

  • Trois vins se sont néanmoins démarqués :
  • En premier, le Grand Cru Valmur 2016, tout en nuance sur des notes de noix, minérales, de fleurs blanches et d’abricot sec qui se concrétisent en bouche avec un gras et une finesse remarquables. Très typé Chardonnay, il laisse une persistance très longue en bouche. Grand vin assurément dont le potentiel de garde est encore intact.
  • En deuxième, le Premier Cru Montée de Tonnerre 2013, marqué par une belle évolution mais toujours vif sur sa minéralité et sa structure. Arômes minéraux et salins (huître) mais aussi fruités de pêche blanche et de pomme . La bouche d’une belle salinité également apporte des notes d’agrumes (citron). Très belle persistance également.
  • En troisième place, le Premier Cru Montmains 2019, d’une jeunesse et d’une vivacité extraordinaires et d’un équilibre parfait. Arômes beurrés et toastés, fleurs blanches et pommes vertes, agrumes tout en subtilité. Très beau gras en bouche avec une minéralité et une salinité prononcées qui procurent un plaisir évident, d’une grande élégance. C’est un vin précis et aérien.

  • Je terminerai en soulignant l’ex-aequo des deux vins suivants, le Grand Cru Vaudésir 2014 et le Premier Cru Fourchaume 1998 servi en magnum. Magnifique évolution pour ce dernier sur des notes de miel, de gelée royale, de cire et de fruits secs. Très sec en bouche avec de petites notes oxydatives. Grand vin qui clôture la dégustation en démontrant à merveille le potentiel de vieillissement des vins de Chablis.

  • Les fonds de verre ont accompagné une terrine de crevettes grises de Zeebruges et des œufs au thon mayonnaise.

  • Jean-Luc Lossignol


  • Mardi 17 octobre 2023 : les beaujolais 2009

  • « Si l’on reconnait la grandeur d’un cépage à sa capacité à s’adapter ou à muter, le gamay est bien une force de la nature. Plus robuste que le pinot noir face au réchauffement climatique tout en gardant une finesse très appréciable, il monte aujourd’hui en puissance et offre une belle alternative avec des vins délicats, fringants et abordables.
  • Le succès du gamay tient aussi à sa faculté à produire des vins disponibles dans leur jeunesse, des vins ne nécessitant pas ou peu d’élevage, ce qui a permis, par exemple, l’essor du beaujolais nouveau grâce, entre-autres, à la mise au point de la macération (semi)-carbonique.
  • Mais si le gamay engendre des vins immédiats et faciles, il produit également des rouges d’une capacité de garde inouïe.
  • C’est en Beaujolais que l’on trouve les expressions les plus diverses du gamay, oscillant entre vins friands et délicats, aux accents de fruits rouges acidulés, et rouges plus structurés, avec des flaveurs de cerise noire, de violette et de mine de crayon, parfois soulignées par un boisé noble. » (La RVF – octobre 2023)

  • C’est ce que nous avons voulu vérifier sur le magnifique millésime 2009. Une climatologie idéale a œuvré toute l'année pour apporter à la récolte de septembre des grappes parfaites. Petites, aérées, d'un état sanitaire idéal et d'une maturité exceptionnelle, ces grappes ont donné un vin parfaitement équilibré, d'une incroyable densité et à la texture d'une suavité remarquable.

  • Lors de cette dégustation, notre tête de classement s’est établie comme suit :

  • 1. Le Morgon de Georges Descombes a mis tout le monde d’accord avec ses arômes de fruits rouges, violette, kirsch et épices et surtout avec sa bouche d’une grande fraîcheur, sur un équilibre parfait.
  • 2. Le Fleurie Les Garants du Domaine du Vissoux (Pierre-Marie Chermette). Passé les fruits noirs du premier nez, les arômes d’élevage étaient ici bien présents : café, chocolat… que l’on retrouvait en bouche sur une superbe texture veloutée.
  • 3. Dans un tout autre style, le Moulin-à-Vent Clos du Grand Carquelin du Château des Jacques (Louis Jadot). Le nez sur la vanille s’ouvre ensuite sur le tabac blond, le poivre blanc. En bouche, un fruit bien mûr suivi par un élevage raffiné et des tanins encore bien présents… ce vin a certainement encore de belles années devant lui !
  • 4. Ex aequo : le Moulin-à-Vent de Michel Guignier : nez de fruits rouges et bouche tertiaire avec une finale sur une belle acidité ; et le Saint-Amour de Denis & Hélène Barbelet : nez de fruits rouges et noirs, épices, mais surtout une bouche avec une matière étonnante et un superbe équilibre.

  • CQFD : les beaujolais des 10 Crus supportent extrêmement bien quelques années de cave.

  • Une terrine de faisant, de chevreuil et un Brillat Savarin truffé ont avantageusement accompagné ces beaux flacons.

  • Pascal Riche


  • Mardi 26 septembre 2023 : le pinot noir en Belgique

  • Pour notre séance de rentrée 2023 au Cercle, nous sommes « restés » tout simplement en Belgique pour déguster des flacons de 100 % pinot noir, élevés et vinifiés en Wallonie et en Flandre par d’audacieux vignerons.

  • Notre Belgique devient progressivement un pays viticole bien respectable.  La viticulture est l’un des secteurs économiques qui connaît la plus forte croissance.  La superficie du vignoble (800 hectares en 2022) augmente chaque année.  La production en 2022 de 3.000.000 de litres va être bien dépassée en 2023... nous attendons environ 3.800.000 à 4.000.000 de litres !

  • Le réchauffement climatique participe à l’amélioration de la viticulture, ainsi que la professionnalisation des domaines. Comme la qualité du vin évolue de façon spectaculaire, les investisseurs financiers voient que les vins provenant de nos régions au climat frais, sont très demandés : ils présentent un raffinement supplémentaire dû à une acidité bien particulière et à une teneur en alcool modérée. Les vignerons parviennent à élaborer, grâce aux caractéristiques géologiques, des vins de haute gamme et très agréables.

  • Voici le tiercé gagnant de notre dégustation : 

  • N° 1 Domaine Aldeneyck – appellation Maasvallei Limburg – 2020 : un joli rubis, belles notes de fraises et de cerises, de vanille, d’épices et de cuir ; la matière est bien présente, avec beaucoup d’élégance et de fraicheur ... et quelle longueur !

  • N° 2 Château Bon Baron – cuvée Trésor – appellation Côtes de Sambre et Meuse – 2015 : robe grenat, belles notes de cerises compotées, d‘épices, de muscade, de café, de prune et d’humus ; la bouche est distinguée, avec un bel équilibre entre matière et acidité ; belle finale, les tanins doivent encore s’arrondir.

  • 3ème ex-aequo :
  • - Domaine Genoels-Elderen – cuvée Vogelsanck – appellation Haspengouw – 2017 : la teinte est rubis, notes de cerises compotées, de cuir, d’animal, de sous-bois ; la bouche est l’équilibre idéal entre la matière, le bois et une pointe d’acidité ; léger boisé en finale). 
  • - Château Bon Baron – cuvée Trésor – appellation Côtes de Sambre et Meuse – 2017 : la couleur est grenat, avec de jolies notes de cerises, d’épices tendres, de vanille et une pointe de lacté. La bouche est ronde, ce vin est bien équilibré entre la matière et l’acidité. Finale persistance sur des tanins fondus.

  • Ces vins ont été accompagnés par un coq au vin « maison ».

  • Didier Beauthier



  • PROGRAMME 2022-2023


  • Mardi 25 avril 2023 : le cépage aligoté

  • La dernière séance de dégustation de la saison 2022/2023 du Cercle d’œnologie avait pour thème le cépage aligoté.

  • Même si ce dernier est présent dans plusieurs pays du monde, sa terre d’excellence est et reste la Bourgogne dont une AOC lui est consacrée exclusivement : Bouzeron. Certains vignerons passionnés – les Aligoteurs – l’ont remis en valeur ces dernières années, il était donc temps que le Cercle s’y intéresse pour lui consacrer une dégustation complète. 

  • Lorsqu’il passe entre des mains expertes ce cépage, rustique aux premiers abords, procure un plaisir indéniable à la dégustation. Rusticité certaine face au réchauffement climatique, richesse aromatique, grande complexité et belle longueur en bouche et aptitude au vieillissement indiscutable sont autant de qualités qui ouvrent une voie royale à l’avenir de ce cépage dans l’environnement bourguignon de demain.

  • Trois vins sont sortis du lot lors de cette dégustation. 
  • - En troisième place le Bourgogne Aligoté 2018 de Dureuil-Janthial au nez de fleurs blanches, de tilleul, de pêche, de pierre à fusil avec une pointe de fumé ; belle minéralité, belle fraîcheur et beau gras en bouche, tout en finesse. 
  • - Deuxième place pour le Bourgogne Aligoté « la cuvée des saints de glace » 2016 du domaine Edmond Cornu à Ladoix : un nez de pierre à fusil, de silex, très minéral et un côté salin avec des notes de jasmin ; belle attaque en bouche, saline et iodée, quelques agrumes, très élégante et tout en finesse, guère de trace d’évolution. 
  • - Enfin en première place le Bouzeron 2019 du Domaine de Villaine qui fait la synthèse de tous les vins dégustés ce soir, magnifique expression du cépage aligoté, un nez iodé, beurré, de fleurs blanches, d’acacias, d’épices et de citron et une bouche fraîche et grasse, saline, de fruits exotiques, d’épices, de pêche blanche sur un merveilleux équilibre, grande longueur, bref magistral.

  • Les fonds de verre ont été accompagnés de six variétés de fromages de chèvre, une merveille sur l’aligoté !

  • Jean-Luc Lossignol


  • Mardi 28 mars 2023 : Vins de terroirs volcaniques

  • Nous avons arpenté l’Europe, du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est, à la recherche des terroirs volcaniques. De l’Anjou aux îles de Méditerranée et de l’Allemagne aux îles Canaries, des affleurements de spilite en Anjou Noir aux sols volcaniques de Sicile et de Santorin, de la roche volcanique recouverte de loess de Baden aux sols noirs de Lanzarote, du cépage Cabernet Franc au Carricante  et à l’Assyrtiko, du pinot Noir au Listan blanco, nous avons tenté de discerner ici une minéralité commune ou là un arôme de soufre ou de cendre essayant de nous accrocher à une identité commune. Mais était-ce finalement cela la conclusion à tirer de cette dégustation ou plutôt celle d’une extraordinaire diversité de terroirs, de climats, de cépages et surtout, surtout, d’un enthousiasmant savoir-faire humain parvenant à élaborer des vins exceptionnels sur une terre à priori hostile.

  • Des neuf vins dégustés, quatre ont fait la course en tête, le troisième et le quatrième étant ex-aequo.
  • - La cuvée Assyrtyko Wild Ferment du domaine Gaia sur l’île de Santorin a été classée première. A la dégustation on est frappé par la minéralité, la fraîcheur et le côté salin sur des arômes de citron, de tilleul et de tabac blond. Assurément les vins blancs de Santorin font partie de l’élite mondiale !
  • - En second arrive la cuvée Vulkangestein Riesling Trocken 2020 du domaine Schäfer-Fröhlich en Nahe issue des parcelles Felsenberg et Stromberg aux pentes vertigineuses. Nous sommes sur des arômes minéraux, de pierre à fusil, des épices et des notes citronnées ; en bouche, après un léger perlant nullement problématique, nous sommes frappés par une belle acidité, une petite note florale et d’épices et surtout le citron. Somme toute une grande similitude avec le vin précédent. Voilà qui explique probablement leurs deux premières places.
  • - Troisième et quatrième ex-aequo sur le podium viennent la cuvée Damaschito 2016 du domaine Grifalco en Aglianico del Vuture Superiore de la région de Basilicate et l’Etna Bianco  2019 du domaine Tenuta delle Terre Nere en Sicile. Deux vins italiens mais un rouge et un blanc. Un nez sur le tabac et les épices, très complexe, un peu animal et en bouche des fruits rouges, des épices, du poivre, des fruits secs sur des tanins très fins et un magnifique équilibre pour le premier. Des arômes floraux, de fleurs blanches, de tilleul, de fleurs d’oranger sur une bouche au parfait équilibre soutenue par une belle acidité minérale pour le deuxième.

      • Cette belle dégustation fut accompagnée d’une terrine maison de poissons blancs et d’herbes et d’une mousse de saumon. Nous avons terminé la dégustation par une quenelle de chocolat blanc fourrée aux fruits rouges d’une remarquable onctuosité.

      • Jean-Luc Lossignol


      • Mardi 7 mars 2023 : Irouléguy (blanc et rouge)

      • « Vignoble du bout du monde », « plus petit vignoble de France », « vin de caractère », « vin à l’image du Pays Basque », … voici quelques termes qui caractérisent bien l’AOP Irouléguy.

      • Cette AOP est peu connue dans nos contrées, notre dégustation a donc été une belle découverte pour la plupart des participants.
      • Première surprise, les 3 vins blancs ont été très appréciés, deuxième bonne surprise, la maîtrise du cépage Tannat par les vignerons locaux. Des vins rouges certes vigoureux mais surtout généreux et bien équilibrés.

      • Les préférences de nos membres: le domaine Bordaxuria (blanc 2020), le domaine Ameztia et sa cuvée Artzaina (rouge 2016), la cuvée Ardan Harri du domaine Xubialdea (blanc 2021) et à nouveau le domaine Bordaxuria pour Cuvée Kixka (rouge 2017).

      • Les vins blancs ont été accompagnés d’un fromage Basque : l’Ossau-Iraty parsemé de piment d’Espelette. Plat « signature » de la région, l’Axoa (prononciation = Achoa) de veau maison a accompagné la dégustation des vins rouges.

      • Bernard Vryens


      • Mardi 7 février 2023 : Bourgogne 1er et Grand Cru

      • La Bourgogne viticole est un puzzle géologique et humain sans pareil, que le législateur a tenu à reconnaître et à préserver grâce à une hiérarchie claire des appellations, qui permet de se retrouver dans le dédale des différentes communes et des usages ancestraux.

      • Au premier niveau, les appellations régionales (à noter la récente création de l’AOC Coteaux bourguignons). Les appellations communales ensuite (avec 44 appellations Villages et premier cru). On dénombre 562 premiers crus en Bourgogne. Enfin, les 33 appellations Grand Cru.

      • Nous sommes donc remontés, du sud au nord, une soixantaine de kilomètres de la belle côte bourguignonne.  Et une conclusion s’impose : le classicisme contemporain (pour 7 vins) l’emporte sur la modernité/mode (1 vin a présenté une extraction poussée : pourquoi chercher l’intensité colorante d’un cabernet sauvignon sur un pinot noir délicat ?)

      • Le tiercé de tête s’établit comme suit. Premiers ex-aequo :
      • - Le Pernand-Vergelesses 1er Cru Île des Vergelesses 2019 de Marius Delarche (nez sur les fruits avec un côté végétal ; en bouche attaque souple qui laisse ensuite la puissance s’exprimer, finale sur des tanins maîtrisés).
      • - Le Corton-Bressande Grand Cru 2019 du domaine Maratray-Dubreuil (encore jeune, mais quelle expression/complexité ! Fruits rouges et noirs, violette, noix de muscade au nez. En bouche, la matière est présente et la finale puissante ; le millésime permet cependant de garder rondeur et fraîcheur).

      • Troisième : le Vougeot 1er Cru Clos de la Perrière 2018 du domaine Bertagna (nez de fruits rouges, épices (pointe exotique curry, anis) ; en bouche, les fruits rouges se retrouvent à l’attaque, les amandes grillés en milieu et la finale impressionne sur une « puissance soyeuse »).

      • Notons également la très belle 4ème position du Mercurey 1er Cru Clos l’Evèque 2019 du domaine Belleville qui procurera un énorme plaisir dès maintenant aux amateurs de pinot noir.

      • Un jambon persillé et une terrine de chicons ont judicieusement accompagné ces vins.

      • Pascal Riche


      C'est en 1999 que l'appellation La Livinière -premier cru reconnu en Languedoc- prit ses distances avec son voisin du Minervois.


      La Livinière revendiquait, à juste titre, un terroir plus complexe que son grand voisin (zone du Petit Causse, influence de la Montagne Noire...)

      Lors de sa création, l'appellation en a profité pour revoir les critères qualitatifs de ses vins : rendement, densité de plantation, élevage.


      La dégustation s'est déroulée en 3 parties : la première reprenait des vins d'assemblage, la deuxième des vins issus de mono-cépage et pour terminer, deux vins "hors d'âge" pour l'appellation. La qualité et la diversité étaient au rendez-vous de ces trois catégories.


      Voici les 5 vins plébiscités par les membres (dont les 3 premiers quasi ex-aequo) :

      - Clos des Centeilles 2013 (G, S, M)

      - Domaine de l'Ostal - JM Cazes 2016 - Grand Vin (G, S, M + carignan)

      - Domaine Romain Pion - La Viña Papa 2017 (100% syrah)

      - Domaine de l'Oustal Blanc - Cuvée Maestoso 2003 (G, S, M)

      - Domaine Borie de Maurel - Cuvée Maxime 2018 (100% mourvèdre).


      L'accord vins/mets a très bien été assuré par les salaisons de gibier de nos Ardennes (Condroz-Gibier à Ciney).


      Bernard Vryens


      Mardi 17 mars 2020 : Château Pont de Brion, vin de Graves, en présence du vigneron

      Mardi 22 septembre 2020 : L'appellation Muscadet


      • Singulière appellation que le Muscadet dans le paysage vinicole français puisqu’elle doit son nom, non pas à un lieu géographique ou à une commune ni à son cépage unique le Melon de Bourgogne, mais bien au “goût musqué” du vin tel que décrit dans un vieil écrit de 1635 devenu au fil du temps Muscadet. 

      • Région vinicole la plus à l’ouest de France, le Muscadet bénéficie d’une AOC depuis 1937, ce qui fait d’elle l’une des plus anciennes de France. Nous nous sommes intéressés, lors de cette dégustation, à l’appellation Muscadet de Sèvre-et-Maine et plus particulièrement aux différents Crus que sont Clisson, Monnières-Saint-Fiacre et Goulaine. Le but de cette soirée était de démontrer que les vignerons du Muscadet peuvent produire de grands vins, profonds et structurés, aptes à un long vieillissement. 


      • Le “quinté” final confirme à la fois la qualité du Cru Goulaine qui y classe trois de ses représentants : 

        – deuxième ex-aequo le Cru Goulaine  2016 cuvée Gula Ana de Luneau-Papin avec une grande finesse, un bel équilibre et une longueur en bouche de plusieurs caudalies et le Cru Goulaine 2016 de Bonnet-Huteau avec une belle minéralité et fort bien structuré ;

        – troisième le Cru Goulaine 2014 de Raphaël Luneau très bourguignon dans son approche olfactive bâti pour la garde ;

        – et l’aptitude au vieillissement des vins de Muscadet avec à la première place Les Gras Moutons 2009 du domaine Haute-Févrie, iodé voire salins, toujours avec une belle fraîcheur, une pointe d’acidité et un beau gras, bref malgré son âge encore quelques belles années de garde de réserve devant lui ;

        – enfin à la cinquième place le Cru Clisson 2013 de Bruno Cormerais aux arômes de citron vert, d’agrumes, un peu beurré confirmés en bouche et marquée par une belle acidité et une mâche constituant un équilibre parfait.


      • Ce fût une très belle dégustation, agrémentée d’un pâté de poisson aux herbes et de quelques sardines, qui a démontré aux participants qu’il fallait compter avec cette belle appellation et lui rendre son lustre d’antan.


      • Jean-Luc Lossignol



      PROGRAMME 2019-2020


      Mardi 11 février 2020 : Les vins arméniens (Marc Laevens)


      • Incontestablement, cette soirée de retour aux sources de la viticulture a été très instructive :
      • - tout d'abord oenologiquement car elle nous a permis de déguster des vins à base de cépages locaux fort peu connus et francs de pied ;
      • - éducativement ensuite, elle nous a permis de découvrir la vinification selon la méthode ancestrale en karasis (qvevris) qui permettent d'élaborer des vins le plus naturellement possible ;
      • - qualitativement enfin, car le niveau était de haute tenue.

      Deux vins sortent vraiment la tête haute de cette dégustation.
      En blanc, le Voskehat 2017 du domaine Hin Areni pour son fruité, sa minéralité et son gras en finale.
      En rouge, le Areni Noir Kasari Collection 2016 du domaine Voskevaz (vinification en jarres) pour la qualité de son fruité, sa finesse, ses tanins ronds et sa persistance.


      Le vin orange Voskehat Ancestor's Dry Natural Wine 2018 du domaine Trinity Canyon a également été plébiscité pour sa fraîcheur (agrumes), la matière (tanins !) et son équilibre général.

      A noter que nous avons pu découvrir le puissant cépage sireni, à qui une longue garde et la patience seront profitables.

      Une belle assiette de charcuteries a accompagné les vins rouges.


      Merci à Marc Laevens et Karine Stepanyan de nous avoir fait découvrir les vins arméniens.


      Pascal Riche



      Mardi 14 janvier 2020 : 3 AOP du sud de l'Italie : Basilicata, Calabria e Puglie


      Ces trois régions viticoles représentent la partie sud de la botte italienne, avec trois profils bien différents.

      - La Basilicate est une région couverte de collines arides et de montagnes désolées, qui peuvent être très froides pour une région aussi méridionale. Ses vins rouges doivent leur type à l'antique et excellent cépage aglianico, planté sur la colline formée par l'ancien volcan Vulture.

      - La Calabre, qui forme la pointe de la botte, est une région essentiellement montagneuse, marquée par des microclimats variés, entre les collines côtières ensoleillées le long des mers Tyrrhénienne et Ionienne et les frimas des hauteurs des monts Sila et Aspromonte. Deux cépages d'origine grecque dominent : le gaglioppo pour les vins rouges, le greco pour les blancs.

      - La région des Pouilles, dans le talon de la botte italienne, est une longue bande de terre relativement plate où la production de vin a historiquement été très importante. Traditionnellement, les vins de Salento, à l'extrémité du talon, étaient des vins puissants, très foncés, issus des cépages primitivo, negro amaro et malvasia sera.


      La dégustation de ce soir a mis en lumière des vins d'excellente qualité. Chaque vin a d'ailleurs été plébiscité par les membres.


      En rouge, 3 vins des Pouilles sortent du lot :

      1. Le "Le Cruste" 2014 de Alberto Longo (nero di troia) en Puglia IGP pour sa fraîcheur et ses tanins domptés ;

      2. Le "Passamante" 2017 de Li Veli (negro amaro) en Salice Salentino DOP pour son beau fruité, ses épices, sa matière soyeuse et son élevage maitrisé ;

      3. L' "Askos Susumaniello" 2017 de Li Veli (susumaniello) en Salento IGP pour sa fraîcheur à l'attaque et son côté généreux en finale.


      Les 3 vins blancs se sont aussi démarqués pour leur fraîcheur et leur minéralité remarquables, avec ex-aequo 2 vins de Librandi :

      4. Le "Cirò Bianco" 2018 (Calabre - Cirò DOP) cépage greco bianco ; et

      4. Le "Efeso" 2016 (Calabre - Val di Neto IGP) cépage mantonico ; suivi par

      5. Le "Askos Verdeca" 2018 de Li Veli (Pouilles - Val d'stria) cépage verdeca.

      A noter une très belle finale saline sur le Efeso et le Askos Verdeca.


      Un assiette de charcuteries et fromages italiens a avantageusement accompagné ces vins tout au long de la soirée (La Bottega - Wavre).


      Pascal Riche


      Mardi 17 décembre 2019 : La shiraz australienne


      Pour cette dernière séance de l'année, direction l'Australie. Le thème en étant la shiraz, version locale de la syrah.


      Malgré le climat "chaud", les participants ont pu apprécier des vins bien équilibrés, puissants et toujours avec une belle fraîcheur.


      Voici les vins qui ont été particulièrement plébiscités :

      - le Domaine Two Hands "Angels Share" 2013 de la McLaren Vale pour son côté soyeux.

      - le Domaine Jim Barry "The Lodge Hill" 2012 de la Clare Valley pour son côté classique "Côtes du Rhône".

      - le Domaine Bremerton "Selkirk" 2015 de la Clare Valley pour sa séduction immédiate.

      Il est noté que ces 3 vins proviennent de la même région géographique : la South Australia !


      Les vins étaient avantageusement accompagnés de terrines de gibier, de noix et de saucissons de marcassin fumés ayant pour origine nos belles Ardennes.


      Bernard Vryens


      Mardi 12 novembre 2019 : Viré-Clessé et Givry


      Nous voici dans le département de Saône-et-Loire : le vignoble bourguignon s'y étire, sur les flancs est du Morvan et du Massif central.


      Deux appellations, Givry la châlonnaise et Viré-Clessé la mâconnaise nous convient à la découverte ; leur maxime commune pourrait être le plaisir gustatif à prix modéré.


      Tous les vins ont recueilli des suffrages, même le premier, pourtant souvent ignoré de par l'ordre de passage (indiqué entre parenthèse).


      En blanc, le Givry 1er cru En Veau 2017 Dom. Joblot (4) :  élégance, boisé, fraîcheur, rondeur.

      Le Viré-Clessé 2016 Dom. Héritiers Comte Lafon (1) : minéralité, milieu de bouche plein.

      En rouge, le Givry 1er cru L'Empreinte 2016 Dom. Joblot (9) : synthèse : finesse, structure, équilibre, persistance.

      Le Givry 1er cru Petit Marole 2016 Dom. Lumpp (8) : élégance expressive au nez, bouche soyeuse et finale longue.


      La Bourgogne, à ce niveau de qualité et de prix gentils, même copiée-collée dans d'autres continents, se suffit à elle-même.

      Accompagnement : brillat-savarin aux truffes, brie de Melun, terrine de volaille/pistaches/estragon.


      Jean-Pierre Bellicourt


      Mardi 22 octobre 2019 : Madiran

       

      Nous avons dégusté ce mardi 22 octobre dix vins de l'appellation Madiran.  Coincée entre trois départements (Gers, Pyrénées Atlantiques et Hautes-Pyrénées) cette appellation, méconnue du grand public bien que très ancienne (1906), est réservée aux vins rouges tranquilles. Provenant majoritairement du cépage tannat, les vins sont sévères et tanniques dans leur jeunesse, certainement pour les cuvées prestige, mais procurent beaucoup de plaisir après quelques années de vieillissement. Pour vérifier cet adage, nous avons commencé la dégustation par deux vins d'entrée de gamme dans les millésimés 2015 et 2016 en assemblage tannat, cabernet sauvignon et cabernet franc. Plus souples, ceux-ci étaient déjà très agréables à boire et ont magnifiquement ouvert la voie aux cuvées plus prestigieuses. 


      Six vins de l'exceptionnel millésime 2009 ont confirmé cette belle aptitude au vieillissement du tannat. Le Château d'Aydie Prestige 2009, le Domaine Clos Basté Cuvée Clos Basté 2009 et le Domaine Moulié Cuvée Chiffre 2009 ont été particulièrement plébiscités suivis, à ex-aequo, du Domaine Fou Bernès Cuvée Fût de chêne 2009 et du Domaine Chapelle Lenclos 2006. Ce dernier a clôturé la dégustation en compagnie de la Cuvée Charles de Batz 2001 du Domaine Berthoumieu. 


      Nous n'étions pas loin de la pleine maturité pour la majorité de ces vins. Elles nous ont procuré beaucoup de plaisir gustatif avec une grande longueur en bouche et des arômes complexes, multiples et enivrants. L'assiette de magret de canard séché, de magret de canard fumé, de pâté de canard et de fromage de brebis au lait cru a parfaitement accompagné ces belles cuvées. 


      Jean-Luc Lossignol

       

      Mardi 24 septembre 2019 : Jura et Savoie en rouge

       

      La séance de ce jour nous a permis de découvrir de beaux cépages autochtones savoyards et jurassiens en rouge : la mondeuse, le persan, le poulsard, le trousseau, ainsi que le pinot noir de "haute montagne".

       

      Cette soirée a confirmé qu'il est tout à fait possible de planter la vigne en altitude et d'en produire de beaux vins, originaux et plaisants. La variété de cépages présentés a également permis une large palette de couleurs, allant de la framboise très claire au grenat violacé dans certains cas (hors effet millésime).

       

      Voici les vins qui se sont démarqués lors de cette soirée : ex-aequo, le 100% persan 2016 du Domaine Saint Germain (pour son fruité savoureux) et la cuvée "Tout un Monde" 100% mondeuse 2012 du Domaine Louis Magnin (pour son élevage maîtrisé et sa fraîcheur), tous deux en AOP Savoie. Suit le 100% trousseau 2017 du Domaine de la Tournelle en AOP Arbois pour sa gourmandise. En troisième position, en AOP Savoie, la cuvée "Fille d'Arbin" 100% mondeuse 2016 du Domaine Louis Magnin. Citons enfin la très belle tenue, tout en finesse, de la cuvée Mémorial, assemblage de trousseau (70%) et de pinot noir (30%), 2011 du Domaine Rolet, AOP Arbois.

       

      En accompagnement, nous avons eu le plaisir de déguster une superbe daube du Jura... faite maison !

       

      Un excellent début de saison.

       

      Didier Beauthier

       

       

      PROGRAMME 2018-2019

       

      Mardi 14 mai 2019 : Les meilleurs vins grecs

       

      Pour cette dernière dégustation de la saison, nous avions un invité de marque : monsieur Panagiotis Kokalas (dit Pana) - Sommelier de l’année 2017 et  également Meilleur Sommelier de Bruxelles 2016, 2017, 2018 et 2019.

       

      Spécialiste de son pays natal, Pana nous a proposé une soirée très instructive, truffée de réelles découvertes pour les membres.

      L’accent a été mis uniquement sur des vins à base de cépages autochtones. Nous avons eu une preuve éclatante que la Grèce avait rejoint le peloton des pays producteurs de vins de qualité.

       

      Une méthode traditionnelle, quatre blancs, trois rouges et un vin doux ont été proposés à la dégustation.

       

      Nous avons particulièrement plébiscité les vins rouges; l’Oikonomoy 2004 du Domaine Economou (PDO Sitia-Crète), le Naoussa Alta 2015 du Domaine Thymiopoulos (PDO Naoussa).  En blanc, la Retsina du Domaine Papaggianakos et le Santorini Natural Ferment 2015 du Domaine Gavalas sont sortis du lot. Enfin, mention spéciale au vin doux naturel Vinsanto 2008 de ce même domaine Gavalas à Santorin.

       

      Pour coller au thème de la soirée, un petit mezze avec les vins blancs et une moussaka avec les vins rouges nous ont accompagné pendant la dégustation.

       

      Encore un grand merci à Pana pour son implication et son professionnalisme qui ont fait de cette soirée une très belle réussite.

       

      Bernard Vryens

       

       

      Mardi 23 avril 2019 : Limoux et Fitou

       

      En Occitanie, dans le département de l’Aude, partie haute et partie basse, se calfeutrent deux appellations : respectivement, Limoux et Fitou ; elles s’extirpent lentement d’un passé engourdi et retrouvent des couleurs, tant en blanc qu’en rouge.

       

      Dès à présent, de nombreux vins issus de ces sites naturellement aptes à élaborer des vins qualitatifs frappent aux portes de nos caves.

       

      On peut affirmer que, dans nos verres, le renouveau promis et pressenti fut au rendez-vous : des bulles nettes, des blancs frais et amples, des rouges robustes et longs en bouche.

       

      Les premiers vins n’ont pas été pénalisés, comme souvent, de par leur position initiale.

      Au palmarès, tous les vins présentés semblent avoir été reconnus à leur juste valeur ; parmi les plus capés, signalons, à égalité :

      Le Fitou « Cuvée Jean Sirven » 2011, Domaine Bertrand-Bergé : puissance et élégance, équilibre et persistance ainsi que le Limoux « Cuvée Louis » 2016, Domaine des Hautes-Terres : composé de chardonnay majoritaire complété de chenin, allie une expression aromatique épanouie avec une bouche grasse mais fraîche ; le troisième larron est un vin de Coopérative, le Fitou F de Cascatel 2014, une structure bien présente mais patinée ; le quatrième nominé est un Crémant « Cuvée Joséphine » Brut Nature, Domaine Hautes-Terres, matière finement enveloppée.

       

      Des charcuteries ardennaises artisanales ont pu tenir tête aux vins puissants de l’Aude.

      Soirée nourrissante d’un printemps précoce.

       

      Jean-Pierre Bellicourt

       

       

      Mardi 19 mars 2019 : Incursion à Sancerre

       

      Après la paire Vouvray / Montlouis en janvier, nous nous sommes à nouveau arrêtés en Loire, mais cette fois-ci en Centre-Val de Loire, à Sancerre. Ici, point de chenin ni de cabernet franc : le sauvignon y est roi et en rouge, le pinot noir y permet des vins d'une expression très pure.

       

      Malgré un belle palette de vignerons (Mellot, Crochet...), ce sont les vins de Vincent Pinard qui se sont distingués. En blanc, le Grand Chemarin 2013 pour sa complexité et sa longueur ; en rouge, le Charlouise 2013 concentré sur un bel équilibre, et le Vendanges Entières 2015 pour sa matière toute en finesse. Pointons au passage la dextérité du vigneron dans le millésime difficile que fût 2013.

       

      Ce palmarès étonnant (la moyenne d'âge de nos membres a rajeuni ces dernières années) confirme que les vignerons pratiquant des vinifications traditionnelles pour élaborer des vins taillés pour la garde ont encore de beaux jours devant eux !

       

      Un crottin de chavignol, une tomme corse et du jambon persillé ont acompagnés cette belle soirée berrichonne. 

       

      Pascal Riche

       

       

      Mardi 19 fevrier 2019 : L'Italie en blanc !

       

      L'Italie est tellement connue pour ses excellents vins rouges qu'il nous semblait intéressant de nous arrêter quelque peu sur les innombrables vins issus de cépages blancs autochtones. Mais comment faire un choix dans la très grande diversité de cépages dont dispose ce pays (plus de 400 cépages cultivés dans les deux couleurs !) et dans les régions viticoles (les 20 régions produisent des vins blancs !) ?

      Nous avons essayé de parcourir les régions de toutes latitudes et de sélectionner les cépages représentatifs de cette belle diversité.
       
      Au terme de cette dégustation, tant le nord que le sud se sont démarqués. Aux premières places, deux vins d'une finesse remarquable dans deux registres différents : le La Rocca 2016 de Pieropan (DOP Soave - Veneto ; 100% garganega) sur le gras, alors que le Etna Bianco Le Vigne Niche Calderara 2017 de Terre Nere (DOP Etna - Sicilia ; 100% carricante) est d'une fraîcheur étonnante (vignes à 600m d'altitude sur le versant nord de l'Etna).
      En troisième position, le Grecante 2017 de Arnaldo Caprai (DOPC Grechetto dei Colli Maritani - Umbria ; 100% grechetto) est plébiscité pour son nez complexe et sa bouche épicée. Enfin, la première DOCG en blanc (1993) est représentée avec le Vernaccia di San Gimigniano Campo della Pieve 2016 de Il Colombaio di Santa Chiara (Toscane ; 100% vernaccia).
       
      Quoi de mieux avec le vin blanc que quelques fromages dont notamment un peccorino aux pistaches et un parmigiano reggiano de 28 mois.
       
      A presto bella Italia !
       
      Pascal Riche

       

       

      Mardi 22 janvier 2019 : La paire Vouvray / Montlouis

       
      La paire - Vouvray et Montlouis - ont inauguré l’An Neuf ; ces deux appellations ligériennes offrent, sous un climat océanique tempéré, sur des matrices d’aubuis et de perruches, un gîte qui fait les yeux doux au chenin blanc, cépage avec du caractère, parfois caractériel, nécessitant une maturité aboutie, pas toujours évidente à cibler.

      Selon les millésimes, et grâce aussi à sa plasticité, il se décline des bulles à la pétillance variable jusqu’au moelleux.
       
      Les techniques modernes et une maturité plus affirmée permettent de l’apprécier jeune ou mûr ou plus évolué (plus particulièrement pour les moelleux, afin que les sucres se fondent, à l’instar des tanins d’un vin rouge), selon le goût personnel et/ou avec le mets qu’il accompagne au mieux.

      Vu la variété qualitative, il ne fut pas évident de les départager ; notons en tête, le Vouvray effervescent « Réserve » Clos Naudin 2007 de Philippe Foreau, suivi du Vouvray sec 2016 de Vincent Carême, ensuite le Montlouis demi sec Clos Habert 2015 de François Chidaine à égalité avec le Vouvray Moelleux « Larmes de Bacchus » 2005 de Vincent Pichot.

      A noter que même l’unique non primé, le Vouvray Pétillant 2012 de Huet, servi en début de séance, fut apprécié, à sa juste valeur.

      Tout au long de la soirée, il a été vérifié que la perception sucrée est toujours fonction des différents acides du vin.

      Comme accompagnants : du pâté de lapin ; côté fromages : le Selles sur Cher, l’unique Camembert fermier (Champ Secret) et de la Fourme d’Ambert ; pour clore, un assortiment de quelques macarons.

       

      Une soirée revigorante.

      Jean-Pierre Bellicourt
       
       

      Mardi 18 décembre : Cépage : l'originel et l'original

       
      La séance de ce mardi 18 décembre avait pour thème une comparaison de vins mono-cépage entre leur terroir d'origine et un terroir hors AOC. La dégustation s'étant faite à l'aveugle la découverte du cépage dégusté était évidemment prioritaire, ensuite venait la sélection entre le vin en AOC et  celui en IGP.

      Nous avons ainsi pu échanger nos idées et nos impressions sur base de l 'évaluation organoleptique que chacun en avait faite. C'était très enrichissant car les découvertes ont été nombreuses, les surprises aussi mais c'est le lot de chaque dégustateur de rester humble et ouvert devant chaque vin dégusté. Cette séance l'a encore une fois prouvé.

      Hormis la première place incontestée du Chablis de Droin dans notre tiercé il est intéressant de constater que les deuxième, troisième et quatrième places ex-aequo, sont occupées par le Côtes de Duras du Petit Malromé 2005 (2ème) et le Bourgueil de la Chevalerie 2009 et le Bandol Pibarnon 2007 ex-aequo  tous trois les vins les plus âgés de la dégustation et par conséquent ceux arrivés à maturité. C'est aussi un autre enseignement de cette soirée : les vins nécessitent un certain vieillissement pour s'apprécier pleinement.

      Cette soirée très animée et très confraternelle a permis également de constater que les vins d'appellation ont quand même tiré leur épingle du jeu en s'imposant face à ceux qui provenaient d'un terroir en IGP. C'est réconfortant pour les consommateurs que nous sommes tous de pouvoir faire confiance d'une certaine manière à la notion d'appellation lors de l'achat à l'aveugle d'un vin.
       
      Jean-Luc Lossignol
       

      Mardi 20 novembre : Portugal, Région du Douro et de l'Alentejo

       

      Mardi 23 octobre : Extrémités de la Côte d’Or : Marsannay et Maranges

       
      Pour cette deuxième séance de la saison, nous nous sommes arrêtés à l’extrémité nord de la Côte de Nuits (AOP Marsannay) et 60 km plus bas, à l’extrémité sud de la Côte de Beaune (AOP Maranges 1er cru).  Il s’agit de deux AOP moins connues et pourtant la qualité n’est pas en reste.
       
      Trois vins blancs de l’AOP Marsannay ont suscité beaucoup d’intérêt, notamment grâce à une vinification maîtrisée qui donne des vins raffinés avec une belle acidité et un boisé discret. La même remarque vaut pour les vins rouges avec, en plus, un touché de bouche très velouté. L’AOP Maranges 1er Cru a été plébiscitée avec 3 vins : tout d’abord le Clos de la Boutière du Domaine Bachelet-Monnot (2015) ; suivi par La Fussière du Domaine Bruno Colin (2015) et enfin La Fussière du Domaine Chevrot et Fils (2016). Un blanc de l’AOP Marsannay a également reçu les suffrages : le Source des Roches du Domaine Bruno Clair (2014).
       
      Les vins ont été accompagnés par des produits locaux : jambon persillé, Délice de Bourgogne, Epoisses et chèvre frais cendré.
       
      Une très agréable soirée « découverte » !
       
      Didier Beauthier


      Mardi 25 septembre : Côtes de Bordeaux - Castillon & Francs

       
      Cette soirée de rentrée nous aura confirmé que les 2 plus petites appellations des Côtes de Bordeaux - Castillon & Francs constituent une magnifique alternative aux vins proposés par l'appellation voisine de Saint-Émilion.

      La première partie de la dégustation proposait des vins de millésimes récents. Dans cette catégorie, le Domaine de l’A (2015 - 2014) a été particulièrement apprécié.

      Quant aux vins plus évolués, le Château d'Aiguilhe (2005 - 2011) ainsi que le Château Côte Montpezat (2009) ont retenu les suffrages. Mention spéciale au Château Puygueraud  2001.

      Les nombreux (et nouveaux) membres présents ont pu profiter d’un excellent Pot-au-feu préparé par John.
       

      Les programmes des années 2011-2018 peuvent être consultés ici.

       

       
      PROGRAMME 2017-2018

      Mardi 22 mai : Bordeaux "dans le rétroviseur"
       
      Il y a peu, le Cercle a eu l'opportunité de mettre la main sur plusieurs références bordelaises avec une certaine évolution (certaines dataient du siècle passé). Nous connaissions le provenance de ces beaux flacons, la qualité de leur conservation était assurée.
       
      Le tiercé se compose comme suit :
      Etonnamment, c'est le vin le plus jeune (vinification moderne) qui a été plébiscité : le Château Beau-Séjour Bécot St Emilion GCC 2003 a montré une belle maîtrise de ce millésime caniculaire avec une extraction pondérée par une belle rondeur et des arômes torréfiés délicats.
      Sur la deuxième marche, le Château Pavie-Macquin St Emilion GCC 1999 se distingue avec encore quelques fruits noirs (myrtille) au nez et des arômes d'évolution que l'on retrouve en bouche avec des tanins fondus.
      Enfin, le Château Lafon-Rochet St Estèphe 1998 a plu grâce à un nez encore très frais (eucalyptus, fougère) et à la bouche relativement jeune d'une très belle tenue.
       
      La rive droite et le merlot sortent donc vainqueurs, malgré une majorité de rives gauches présentés !
       
      Les fromages (La Petite Ferme - Erpent) Amsterdam, mimolette et St Nectaire fermier ont avantageusement accompagné ces bouteilles.
       
      Un très belle clôture de saison !
       
      Pascal Riche 

      Mardi 24 avril : Face à Gibraltar
       
      Face à Gibraltar, l'Andalousie et ses vins puissants s'offre à nous. Nous nous sommes permis une petite incursion en Extremadure pour étoffer le choix de vins rouges. 
       
      Premiers et ex-aequo ce soir, deux vins rouges Vinos de la Tierra de Extremadura justement : "Azul" 2008 de Marquès de Valdueza et Habla nr. 14 2012 de Habla. L'un (Azul) pour ses arômes torréfiés, son touché velouté et tanins fondus, l'autre (Habla) pour ses arômes de fruits (rouges et noirs) et épicés (poivre, cannelle) et une très belle fraîcheur en bouche. 
       
      L'Amontillado (Solera 8 ans) de Colosia est plébiscité pour ses arômes de noix et la très belle acidité qui pondère les 18% d'alcool. 
       
      A noter enfin le très beau score du vin blanc de Sierras de Malaga "La Ola del Melilero" 2017 de Victoria Ordonez pour son nez très aromatique (agrumes, exotiques, mûres !), sa bouche puissante et une finale raffinée. 
       
      L'assiette de tartare de saumon, jambon Serrano, taboulé et comté a fort bien accompagné cette soirée haute en couleurs. 
       
      Pascal Riche
       
      Mardi 20 mars : Autour du Mont Blanc

      La séance d'aujourd'hui nous a permis de redécouvrir quelques beaux cépages autochtones valaisans et valdôtains : humagne blanche, petite arvine et amigne de Vétroz en blanc ; petit rouge et humagne rouge... en rouge ! Une soirée diversifiée donc et avec beaucoup de fraîcheur grâce à l'altitude.
       
      En blanc, deux vins de 2015 : la "Petite Arvine Vigne Rovettaz" du Domaine Grosjean (AOP Val d'Aoste) ainsi que la "Petite Arvine" de Henri Valloton (AOP Valais). La première pour sa minéralité et sa finesse ; la seconde pour son élégance.
       
      Les rouges ont célébré le Val d'Aoste : le "Clos de l'Enfer" 2012 de la Coopérative Enfer (petit rouge) pour la finesse de texture et son beau côté évolué, ainsi que le "Torrette Supérieur Vigne Rovetttaz" 2014 du Domaine Grosjean (assemblage de petit rouge, cornalin et fumin) pour son nez superbement fruité et ses tanins subtils et fins.
       
      Tout ceci a été agréablement accompagné de fromages régionaux (La Petite Ferme à Erpent).
       
      Une très belle soirée montagnarde.
       
      Pascal Riche
       

      Mardi 6 février : Champagne "pinot meunier"

       

      Cette soirée nous a confirmé qu'en effet, le pinot meunier avait sa place à côté de ses deux grands voisins que sont le chardonnay et le pinot noir. Seul ou en assemblage, le pinot meunier n'est certainement pas à bannir.

       

      Les membres ont particulièrement apprécié : la cuvée brut "les Vignes de la Vallée" du Domaine Dehours, le brut "Ultra Tradition" du Domaine Laherte ainsi que les cuvées "Extra Brut" 2010 et 2008 du Domaine Apollonis.

       

      Le fromage de chèvre, la truite fumée et les biscuits Rose de Reims ont parfaitement accompagné les différents vins de Champagne présentés.

       

      Didier Beauthier


      Mardi 16 janvier : DOP Bolgheri et IGT Toscana

       

      Bien que le sujet fut difficile à cerner vu la variété des cépages et les différentes approches prises lors de la vinication (moderne ou traditionnelle), nous avons pu constater la maîtrise de leur sujet par les vignerons choisis. Tantôt typés Bordeaux, tantôt vraiment différents avec un cabernet sauvignon très mûr et indécelable, voici les vins qui se sont distingués.

       

      Largement plébiscité, le Bolgheri Superiore "Arnione" 2011 de Campo Alla Sughera dense et aux tanins veloutés, suivi par le très beau IGP Toscana Saffredi 2014 de Le Pupille étonnamment évolué.

       

      Viennent ensuite ex-aequo trois vins : le Bolgheri Rosso 2015 de Michele Satta aux tanins très fins, l'IGP Toscana Scrio 2000 de Le Macchiole 100% syrah en pleine jeunesse ainsi qu'un blanc Bolgheri "Achenio" 2015 de Campo Alla Sughera.

       

      Ces vins furent accompagnés par une assiette de charcuteries et fromages italiens (La Bottega à Wavre).

       

      L'année a bien commencé !
      Pascal Riche


      Mardi 5 décembre : Barsac/Sauternes évolués

      Les vins moelleux ou liquoreux n'ont plus la cote, dans notre présent hygiéniste, ils sont en péril ; les sucres résiduels en sont responsables.
      Outre qu'ils dépendent outrageusement des caprices climatiques, ils réclament, à la vigne notamment, beaucoup de savoir-vendanger, et dans les chais, une juste maîtrise technique.

      En gastronomie, les accords sont pluriels.
      Et pourtant..

      Nous avons choisi volontairement des "évolués", le sucre et le boisé étant intégrés.

      Parmi les châteaux Rieussec, Rayne-Vignaud, Raymond Lafon, se sont surpassés le Sauternes château Guiraud 1998, ainsi que le Barsac château Doisy-Daëne 2010, tous deux pour leur belle fraîcheur, le premier grâce au sauvignon, le second de par le sol calcaire.

      Ils furent accompagnés par côté fromage : du Munster et du Roquefort ; côté douceur, un beau trio de macarons.

      Bonne fin d'année à toutes et à tous.
      Jean-Pierre Bellicourt


      Mardi 14 novembre : Vins allemands : Label VDP

      A l'origine, le riesling est rhénan, quoiqu'il existe des variantes de par ailleurs ; ses sites de prédilections sont situés sous climat continental, bien exposés, sur matrice de schiste.
      Ainsi en Allemagne, principalement en Moselle et dans le Rheingau, et en Autriche, dans la vallée du Danube (Wachau, notamment). Son débordement occidental est ...l'Alsace.
      A l'instar du pinot noir, qui, lui aussi, n'apprécie guère les fortes chaleurs, on le retrouve dans la vallée de l'Ahr, de la Bade, et à l'extrême ouest, en...Bourgogne.

      En 1910, une Association de vignerons a vu le jour, en Allemagne, sous le sigle "Verband Deutscher Prädikats" ; elle est régie par une grande rigueur qualitative et un classement qui lui est propre.

      Parmi les blancs, citons de chez Emrich-Schönleber, en Nahe, le Halenberg trocken 2011 VDP Grosses Gewächs, suivi, dans le Rheingau, de chez Künstler, un Kostheim Wieb Erd, VDP Grosse Lage 2014 et de deux autres de Fritz Haag et Schloss Lieser, en halbtrocken et auslese, toux deux VDP Grosse Lage.

      A signaler également, deux rouges, l'un à base de lemberger de Schnaitmann en 2015, l'autre à base de spätburgunder de chez Jean Stodden, en 2013.

      Merci pour l'aide précieuse apportée par notre Membre Klaus Wendel.

      Bernard Vryens.

      Mardi 17 octobre : Cinq Pouilly

      Cinq Pouilly ou quand La Loire viticole courtise la Bourgogne administrative.

      Très différents de par le cépage, plus proches de par les sites viticoles, le sauvignon ou blanc fumé ligérien et le chardonnais maconnais règnent en maître, chacun sur ses coteaux.

      En Loire, la cuvée "Les Chevalières" 2014 de la Coopérative émerge ainsi que la cuvée "Paulus"  2015 du Domaine Masson-Blondelet ; en Bourgogne du sud, le "Sous la Roche" 2015 de chez Saumaize prend le pas sur "Les Crays"
       2010 du Domaine Litaud, et ce pour des raisons diamétralement opposées, le premier pour sa tension, le second pour son ampleur en bouche.

      Du carré des gachons cendré du Morvan, un pavé de chèvre du Tarn ont secondé les vins de Loire, tandis que du jambon persillé et du soumaintraint bourguignons ont soutenu les vins du Maconnais.

      Didier Beauthier.



      Mardi 26 septembre : AOP Massif de la Clape

      Entre Narbonne et Méditerranée, une ancienne île, le Massif de la Clape, fouettée toute l'année par les vents ; des sites viticoles sauvages, arides et caillouteux, propices à l'élaboration de vins qualitatifs.
      Depuis 2015, c'est une appellation (rouge) devenue Cru dans la pyramide des vins languedociens.

      De nombreux domaines relèvent le défi avec panache et hissent leurs vins dans le haut du panier.

      Belle qualité d'ensemble d'où émergent le Château de la Négly "L'Ancely" et le Château de la Rouquette "Clos de la Tour" 2011, suivis par le Château Pech-Redon "La Centaurée" 2011 et le château Combe des Ducs "Source de Vénus" 2014.
      De solides références.

      Par contraste - climatique -, une assiette de charcuteries ardennaises, bien épicées.

      Jean-Pierre Bellicourt